Humour et satire
ECHOS D'AMOUR
(hexamètres de facture classique à rimes couronnées)
Sais-tu quel nirvâna
Dont rêvent les nanas
Te propose un ami
Qui te trouve mimi ?
Je te jure franco
Sur mes noix de coco,
De t'offrir du saignant
Si tu n'es pas gnangnan.
Je serai Duguesclin
Jusqu'à la Saint-Glinglin,
Je t'en mettrai partout
Tel un gentil toutou,
Et ton hippopotame
Rougira de tamtam.
Imagine déjà
Que ces vers de jaja
Te jettent sans habit
Dans les bras de bibi.
Du goulot au culot,
Je boirai tes lolos
Dont un dessin clinquant
Vaudrait tous les cancans
Qu'on lit au petit coin.
Canardant de coincoins
Leurs deux pointes d'œuf roux,
J'attendrai le froufrou
Du slip qui fend l'espace
Dans un tour de pass' passe.
A l'étage du bas,
J'aurai dans le baba,
Une fois accroupi,
Un jet chaud de pipi.
« Etrange lavabo
Pour soigner les bobos »
Dirai-je en ajoutant
Qu'il serait plus tentant
Que d'écrire un sizain,
De te rendre zinzin...
Et je tordrai le cou
A ton petit coucou,
Témoignant à ma barre
Des mœurs au goût barbare.
Nous ferons pas à pas
L'amour à la papa.
Alors, sans poésie,
J'enverrai mon zizi
Le long de tes boyaux
Bouger comme un yoyo.
Tes fesses en suspens
Voudront que mes panpans
Les sortent du pétrin
De leur triste traintrain,
Mais craindront à genoux
Que ma main de nounou
N'épargne à leur pétard
Un air de steack tartare.
Ce sera du nougat
D'en être tout gaga,
Quand mon bout rabougri
Deviendra ton grigri ;
Car ce gros berlingot
Qu'on pourlèche à gogo
Sautera d'un seul bond
Par delà mes bonbons.
Trop pressé d'écarter
Tes lèvres entêtées,
Il pourra dans tes joues
Tenir lieu de joujou,
Avant qu'en bon soudard,
Je t'éventre dar' dare.
Résistant au soldat
Sur ta croupe à dada,
Tu prîras ton maquis
De serrer le quiqui,
Face aux assauts rougeauds
De mon affreux jojo.
Du fond de ton clairon
Monteront des ronron
Me suppliant assez !
De ne jamais cesser,
Et dessous ton igloo
Couleront les glouglous
D'une tiède saumure
Où mourront nos murmures...
Foutrons-nous sans tracas
Le nez dans le caca,
Si nos sens avachis
Font autant de chichis
Au verso des recto
De ta tête à toto ?
Je réponds en fripon
Que j'aurai le pompon
De te bien ramoner,
Et crois en ton aîné,
Même farci, ton chou
Restera mon chouchou,
A moins, sous mes secousses
De m'en pondre un couscous.
Pour clore ce gala
Et tout le tralala,
Tu seras avilie
Dessus ton joli lit,
Ainsi qu'en un cachot
Où l'on s'attache au chaud,
Grâce aux liens de bouffon
Qu'en soî les chiffons font.
Est-ce trop fantasmer
Que te voir femme aimée ?
Car c'est le vœu jaloux
De ton vilain loulou ;
Ou tu me fais poète,
Ou je te fais poèt’ poèt’ !